En savoir plus sur la démarche

 

Ce projet visuel s’inspire, à l’origine, des peintures de Francisco de Goya (Tres de Mayo, 1814), Edouard Manet (L’Exécution de Maximilien, 1868) et Yue Minjun (Execution, 1995).

L'idée est d'interpeller le public en créant une image suffisamment forte susceptible de provoquer une réaction émotionnelle et de marquer les esprits.

 

La démarche artistique

 

La dimension artistique du projet est importante : une grande souplesse est laissée à chacun qui se ressent acteur de ce projet participatif et se l'approprie en y apportant, s’il le désire, une touche personnelle, lors de la prise de vue (le seul critère artistique imposé restant la nudité totale).

Vous pouvez également étoffer le projet par d'autres alternatives artistiques (dessins, tableaux, sculptures, vidéo...), (voir comment participer).

 

Le message

 

L’anonymat, la dépersonnalisation et la nudité, constituent un triptyque important du projet car celui-ci efface tous les critères sociaux et professionnels.

 

L’anonymat et la dépersonnalisation

 

Le cancer du sein concerne toutes les femmes, sans distinction d'âge, d'éducation, de richesse, de situation professionnelle ou personnelle, de religion, de conviction, etc.

L'idée artistique est de créer cet effet de masse anonyme en présentant une série d'images de corps féminins dépersonnalisés telle l'armée en terre du mausolée de l'empereur Qin où ses soldats chinois semblent de prime abord tous identiques, mais se différencient dans un second temps après une observation plus minutieuse et détaillée.

Par conséquent, aucun des participants à ce projet quels qu'ils soient (modèles, photographes, webmasters, informaticiens, artistes, médecins et professionnels de santé, relais,...) ne seront identifiables. L'anonymat des participants et le respect de la confidentialité garantissent le bon fonctionnement de ce projet.

 

La nudité

 

En affectant notamment l'image du corps, le cancer du sein constitue une atteinte à la féminité.

La nudité suggérée par le projet vient renforcer l’impact du message car elle interpelle même si elle n’est que suggérée.

Enfin, une femme qui accepte de se dévoiler, même en restant anonyme, s’implique de manière très forte dans ce projet artistique.

Il semble donc cohérent de représenter les femmes sans artifices.

 

Le rendu de l’image finale

 

L’idée est de réaliser une image très poétique. L’image finale est très peu contrastée, un peu évanescente et légèrement floue. Cela évoque la propagation sournoise et dissimulée du cancer.

De prime abord, on aperçoit seulement un aplat de couleur, les détails de l'image apparaissent très légèrement si le spectateur fait l’effort d’observer un certain temps l'image.

L'idée d'un rendu ombré et coloré aux contours peu nets est donc d'inciter le spectateur à prendre le temps d'observer, à contempler.

Cet effort de concentration donne ainsi plus de valeur à l’image et impose un certain respect de l’œuvre.

Cette manière d’appréhender une œuvre d’art appartient à la tradition japonaise (décrite dans Eloge de l’ombre de Jun'ichirō Tanizaki) et rappelle certains tableaux de Gerhard Richter.

Un traitement graphique des photos initiales les transformera subtilement en images, de manière à devenir de véritables œuvres d’art.

Ce projet se veut participatif et n'existe que si les participants trouvent des relais pour poursuivre leur démarche, la démarche collective.

 

Ce projet vous inspire ?

Emparez-vous de lui et laissez-vous porter par votre imagination et votre esprit créatif.

 

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